Compte-rendu réunion sur les nuisances de nuit

27 Juin 2012

La présidente du CIL Mourillon centre et les membres du conseil d'administration remercient les représentants de la police nationale du commissariat de la Rode et les nombreux habitants du Mourillon de leur présence. Elle regrette l'absence de la police municipale qui s’est excusée.

1- Témoignages des riverains sur les faits

INSECURITE
Les trottoirs sont de moins en moins accessibles, ce qui conduit les piétons à circuler sur la chaussée et augmente les risques d’accidents.

La clientèle des bars se comporte comme si elle était propriétaire des trottoirs et ajoute encore à la difficulté de se déplacer en refusant de laisser l’espace de façon souvent agressive.

Le stationnement anarchique des voitures sur les trottoirs et devant les garages constitue un obstacle supplémentaire sur le trajet des piétons sans qu’aucune verbalisation n’intervienne en soirée.

Le fort taux d’alcoolémie des consommateurs renforce encore les incivilités. Des comportements violents et injurieux sont sources d’inquiétude pour les riverains. Les plus vulnérables en font spécialement les frais, en particulier les personnes âgées du quartier.

NUISANCES SONORES
Aux horaires de fermeture déjà tardifs (jusqu’à 3 h du matin pour certains établissements) s’ajoutent des temps de rangement du mobilier qui prolongent encore le bruit de la nuit ne permettant pas aux riverains d’espérer plus que quelques heures de repos et de calme.

Il faut compter également avec les discussions échauffées de la clientèle qui se poursuivent au-delà des heures de fermeture et de quelques groupes qui n’en finissent plus de se disperser.

Place Emile Claude en particulier après la fermeture des bars, la clientèle reste autour des voitures d’où s’échappe une musique souvent hurlante.

On signale aussi des groupes de clochards avinés et très bruyants bd Bazeilles.

INSALUBRITE
Le sol des terrasses est jonché de mégots. S’ajoutent des verres d’alcool ou des canettes de bière abandonnés çà et là, des traces de vomissures et d’urine et autant de restes de la fête que les riverains doivent supporter à leur réveil.

2- réponses de la police nationale

Les représentants de la police nationale ont bien noté les témoignages des riverains et s’engagent à les transmettre à la Direction Départementale de la Sécurité Publique. Ils conseillent d’appeler le 17 chaque fois que les faits évoqués se produisent (particulièrement le jeudi, vendredi et samedi) de façon que les appels convergent et confirment qu’il ne s’agit pas de témoignages isolés.

Ils signalent également que la brigade antibruit de la police municipale se tient à la disposition des administrés l’été jusqu’à 01h 30 du matin le jeudi, vendredi et samedi (04 94 36 37 38).

3- Discussion à propos des faits évoqués

AMELIORATIONS
Des améliorations sont constatées en ce qui concerne la musique diffusée à partir des bars. Les riverains reconnaissent qu’une discipline semble s’être installée et se réjouissent des progrès obtenus par les autorités locales dans cette matière.

L’investissement de la municipalité dans la prise en compte des nuisances est souligné, en particulier la contribution active de Madame Lévy dans la réalisation de la « Charte pour la vie nocturne ».

DECEPTIONS
Les agressions précitées continuent cependant à être observées particulièrement les jeudis, vendredis et samedis.

Le climat de tapage nocturne ne laisse d’autre choix aux résidents que de dormir l’été fenêtres fermées, avec ou sans double vitrage et généralement sans climatisation.

On s’interroge sur la prise de conscience de cette situation de la part d’un maire, ancien secrétaire d’état aux personnes âgées. La santé de ces dernières est particulièrement mise en danger lorsqu’elles doivent choisir entre le calme et un peu de fraîcheur.

L’insalubrité généralisée conduit à évoquer la pertinence d’une réglementation visant à imposer aux gérants des bars le nettoyage de leurs trottoirs transformés en cendriers géants.

Elle conduit également à remarquer que les établissements n’ont généralement pas d’installations sanitaires adaptées à une clientèle aussi nombreuse et aussi assoiffée.

Les résidents s’estiment déçus par les orientations de la politique municipale qui semble vouloir faire du Mourillon un endroit branché de la nuit destiné à assouvir les défoulements d’une jeunesse débridée.

Telle n’est pas la vocation d’un quartier dont les améliorations incontestables sur le plan de la rénovation ne doivent pas faire oublier la convivialité sous peine de lui faire perdre son âme et de le rendre invivable.

Les riverains se demandent enfin si le paiement de leurs impôts locaux doit être considéré comme une contribution aux plaisirs d’une population extérieure, qui manifestement se soucie fort peu de leur bien-être.

4- conclusion

Le compte-rendu de la réunion est adressé à Madame Lévy afin que les doléances des riverains continuent à être prises en compte dans le dialogue et le sens des responsabilités de chacun.

La présidente et les membres du conseil d'administration du CIL Mourillon centre remercient les personnes présentes de leur participation active.

Plus que jamais l’engagement du CIL est rappelé pour défendre une qualité de la vie au Mourillon, dont le succès au service de tous dépend de l’implication de chacun.

 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
             
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